Les parvis intérieurs
Le soreg et l’inscription d’avertissement
Une basse barrière de pierre ajourée, au-delà de laquelle aucun non-Juif ne pouvait aller.
Ce qui s’est passé ici
Autour des parvis intérieurs, surélevés, courait une balustrade de pierre haute de trois coudées. Des dalles placées le long de celle-ci avertissaient, en grec et en latin, qu’aucun étranger ne pouvait la franchir, sous peine de mort. Quand Paul fut aperçu dans le Temple, on l’accusa d’y avoir fait entrer des Grecs, et il faillit être tué.
Texte biblique
27Sur la fin des sept jours, les Juifs d’Asie, ayant vu Paul dans le temple, soulevèrent toute la foule, et mirent la main sur lui, 28en criant: Hommes Israélites, au secours! Voici l’homme qui prêche partout et à tout le monde contre le peuple, contre la loi et contre ce lieu; il a même introduit des Grecs dans le temple, et a profané ce saint lieu. 29Car ils avaient vu auparavant Trophime d’Éphèse avec lui dans la ville, et ils croyaient que Paul l’avait fait entrer dans le temple.
14Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié,
L’inscription
ΜΗΘΕΝΑ ΑΛΛΟΓΕΝΗ ΕΙΣΠΟΡΕΥΕΣΘΑΙ ΕΝΤΟΣ ΤΟΥ ΠΕΡΙ ΤΟ ΙΕΡΟΝ ΤΡΥΦΑΚΤΟΥ ΚΑΙΠΕΡΙΒΟΛΟΥ ΟΣ Δ ΑΝ ΛΗΦΘΗ ΕΑΥΤΩΙ ΑΙΤΙΟΣ ΕΣΤΑΙ ΔΙΑ ΤΟ ΕΞΑΚΟΛΟΥΘΕΙΝ ΘΑΝΑΤΟΝ
Méditation
Paul, qui faillit lui-même être tué à cause de cette barrière, écrivit que le Christ « est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation ». Beaucoup de lecteurs y entendent un écho du soreg ; Paul ne le nomme pas : il s’agit donc d’une méditation, non d’une affirmation sur sa source.
Affirmations
- Solidement étayé La balustrade mesurait environ trois coudées de haut, avec des dalles d’avertissement à intervalles réguliers.
- Solidement étayé Le texte de l’avertissement est connu par deux pierres conservées.
- Choix artistique Le motif en treillis et la position des dalles à chaque ouverture sont reconstitués.
Archéologie et sources
On a retrouvé deux exemplaires de l’avertissement grec. Celui qui est complet (Istanbul) dit : « Qu’aucun étranger ne franchisse la balustrade et l’enceinte qui entourent le Temple. Celui qui sera pris sera lui-même responsable de la mort qui s’ensuivra. » Des traces de peinture rouge subsistent dans les lettres du fragment de Jérusalem.
Sources
- Mishna, traité Middot (« Mesures »), compilé vers 200 apr. J.-C. — tradition rabbinique
- Josèphe, Guerre des Juifs 5.5 (écrite vers 75 apr. J.-C.)
- Inscription d’avertissement du Temple : pierre complète découverte par C. Clermont-Ganneau en 1871 (musées archéologiques d’Istanbul) ; fragment découvert en 1935 (musée d’Israël)

