C’était la maison de Simon Pierre.
Pourquoi : La tradition est attestée dès le IVe siècle, et le lieu était vénéré plus tôt encore. Son emplacement s’accorde avec les Évangiles, qui placent la maison près de la synagogue. Rien sur le site ne nomme son propriétaire du Ier siècle, et la lecture des graffitis est contestée.
Le toit est fait de poutres posées en travers de la pièce, d’une couche de branchages et de roseaux, et de boue tassée par-dessus ; on y monte par un escalier extérieur en pierre, et un muret le borde.
Pourquoi : On n’a retrouvé ni tuiles ni dalles de toiture en pierre, et les murs légers en pierres des champs n’auraient pas pu porter un toit lourd. Marc dit que les amis « découvrirent le toit » et y firent une ouverture pour descendre la natte (Marc 2:4), ce qui convient à des branchages et de la boue. L’escalier, le parapet (Deutéronome 22:8) et le rouleau de pierre servant à retasser la boue s’inspirent d’autres maisons galiléennes et de la Loi ; leur emplacement ici relève de la reconstitution.
À l’intérieur : lampes à huile, jarres de réserve et marmite, meule à main en basalte, nattes pour dormir, et du matériel de pêche : un filet avec flotteurs et lests, et des hameçons en bronze.
Pourquoi : Lampes à huile tournées, jarres de réserve, marmites galiléennes et meules de basalte sont des trouvailles courantes à Capharnaüm, et les fouilleurs signalent des hameçons sur les sols de l’insula sacra. Les Évangiles placent des pêcheurs dans cette maisonnée (Marc 1:16–20, 29). L’emplacement de chaque objet relève de la reconstitution.
Avec les couches ultérieures, la pièce 1 apparaît telle qu’elle était vénérée : murs enduits avec un soubassement peint et des graffitis gravés (fin du Ier–IVe siècle), sol enduit, et l’arc lancé en travers de la pièce au IVe siècle.
Pourquoi : Corbo a constaté que les murs et le sol de la pièce 1 avaient été enduits à plusieurs reprises, et que de nombreux graffitis avaient été gravés dans l’enduit, surtout en grec, quelques-uns en syriaque et en latin : des croix, une barque et des invocations au Seigneur Jésus-Christ (publiés par E. Testa, 1972). Quand la maison devint une église au IVe siècle, on lança un arc en travers de la pièce pour porter un toit plus haut. La datation du premier enduit est discutée ; les couleurs et le détail des marques dessinées ici sont illustratifs.
Les murs de basalte et le sol pavé qui se trouvent dessous appartiennent à une synagogue du Ier siècle.
Pourquoi : Les murs suivent à peu près le plan plus tardif, et de la céramique du Ier siècle a été trouvée sous le sol. Certains chercheurs se demandent si ces murs forment un bâtiment antérieur distinct ou s’ils ne sont que les fondations du bâtiment plus tardif.
La synagogue blanche, plus tardive, est représentée en calcaire taillé translucide : son estrade, sa salle bordée de colonnes sur trois côtés et les trois portes de sa façade sud, tournées vers Jérusalem.
Pourquoi : D’après les vestiges encore debout fouillés par Kohl et Watzinger, puis par Corbo et Loffreda ; les hauteurs et le toit relèvent de la reconstitution.
Capharnaüm avait des aménagements portuaires en pierre : un quai le long du rivage, des jetées et des brise-lames.
Pourquoi : Mendel Nun a relevé une longue promenade et des jetées le long du rivage. Leur date (de l’époque romaine à l’époque byzantine) est incertaine, et le port du Ier siècle était peut-être plus petit. La disposition du modèle est illustrative.
Un seul mât avec une voile carrée, des rames et un aviron de gouverne.
Pourquoi : La coque possède une emplanture de mât. Le gréement suit la mosaïque de Magdala (Ier siècle), qui représente une barque, et les usages méditerranéens de l’époque.
La coque est dessinée planche par planche sur des membrures de chêne, avec de petits ponts à la proue et à la poupe, quatre rames, un aviron de gouverne et de la poix sous la ligne de flottaison.
Pourquoi : La barque de Galilée a conservé son bordé de cèdre, ses membrures de chêne et son emplanture de mât ; les ponts, la poix, les rames et l’accastillage s’inspirent d’elle et des bateaux méditerranéens de l’époque.
Il servait Hérode Antipas plutôt qu’une légion romaine.
Pourquoi : Aucune légion romaine n’était stationnée en Galilée au temps de Jésus. Les troupes d’Antipas reprenaient les grades romains, et beaucoup de soldats n’étaient pas juifs. Un petit poste romain ou auxiliaire est aussi possible.