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Laboratoires bibliques

Guide du chapitre biblique

Matthieu 22

Jésus raconte la parabole des noces, puis répond dans les parvis du Temple à trois questions pièges : l’impôt dû à César, la résurrection et le plus grand commandement, aimer Dieu et son prochain. Il demande à son tour de qui le Christ est le fils.

Résumé rédigé pour les Laboratoires bibliques ; lisez le chapitre lui-même pour en avoir le texte complet.

Ce qui se passe dans ce chapitre

Enseignant toujours dans le Temple, Jésus raconte la parabole du festin de noces : les invités refusent de venir, les serviteurs du roi font entrer tous ceux qu’ils trouvent, et un homme qui n’a pas d’habit de noces est jeté dehors. Viennent ensuite trois questions pièges : celle des disciples des pharisiens, avec les hérodiens, sur l’impôt dû à César ; celle des sadducéens sur la résurrection, avec leur histoire d’une femme mariée tour à tour à sept frères ; et celle d’un docteur de la loi sur le plus grand commandement. Jésus joint l’amour de Dieu (Deutéronome 6:5) à l’amour du prochain (Lévitique 19:18), et Matthieu ajoute que toute la loi et les prophètes dépendent de ces deux commandements. Jésus termine en demandant comment David peut appeler le Christ son Seigneur dans le Psaume 110, et dès lors personne n’ose plus l’interroger.

Ce que montre le laboratoire, et où regarder

Aucun laboratoire n’a de scène pour la parabole ou les débats de ce chapitre ; il y a donc peu à montrer ici. Dans l’ordre de Marc, ces questions tombent le mardi, et l’étape du mardi du laboratoire de la Semaine sainte, « Dans les parvis du Temple et sur le mont des Oliviers », les mentionne dans son résumé, même si la scène elle-même montre la pauvre veuve devant les troncs à offrandes de Marc 12. Pour vous représenter où une foule pouvait se rassembler autour d’un maître, ouvrez le parvis des Gentils dans la scène du mont du Temple : le vaste parvis extérieur, ouvert à tous, bordé de colonnades sur tous ses côtés.

Questions fréquentes

De qui la pièce de l’impôt portait-elle l’effigie ?

Jésus demande la monnaie de l’impôt, et on lui apporte un denier (22:19), une pièce d’argent romaine. L’empereur était alors Tibère, dont le denier courant portait sa tête laurée et un titre le disant fils du divin Auguste ; c’est la pièce que l’on montre d’ordinaire comme le « denier du tribut ». Des deniers plus anciens d’Auguste circulaient encore, si bien qu’on ne peut connaître la pièce exacte ; le texte dit seulement qu’elle portait l’effigie et l’inscription de César.

Plausible

Qui étaient les hérodiens ?

Ils n’apparaissent qu’en Matthieu 22:16 et chez Marc (3:6 ; 12:13) ; aucune autre source ancienne n’emploie ce nom, même si Josèphe parle des partisans d’Hérode une génération plus tôt. Le nom suggère des partisans de la famille d’Hérode, qui gouvernait la Galilée par Hérode Antipas sous l’autorité de Rome et avait des raisons de soutenir l’impôt romain. Les associer aux pharisiens, dont beaucoup supportaient mal cet impôt, faisait de la question un piège, quelle que fût la réponse de Jésus.

Plausible

Quel est, selon Jésus, le plus grand commandement ?

Il répondit par deux textes de la Loi : aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée (Deutéronome 6:5), et aimer ton prochain comme toi-même (Lévitique 19:18). Matthieu est seul à ajouter que de ces deux commandements dépendent « toute la loi et les prophètes » (22:40). Le récit de Marc (12:28–34) présente un scribe qui approuve chaleureusement et à qui Jésus dit qu’il n’est pas loin du royaume, ce que Matthieu laisse de côté.

Explicite dans le texte

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