
Guide du chapitre biblique
Exode 15
Moïse et Israël chantent l’Éternel, qui a précipité dans la mer le cheval et son cavalier, et Marie conduit les femmes au son des tambourins. Après trois jours de marche dans le désert, l’eau de Mara est amère, jusqu’à ce qu’un bois la rende douce ; puis ils campent à Élim, avec ses douze sources et ses soixante-dix palmiers.
Résumé rédigé pour les Laboratoires bibliques ; lisez le chapitre lui-même pour en avoir le texte complet.
Ce qui se passe dans ce chapitre
Sur l’autre rive, Moïse et Israël chantent l’Éternel, qui a précipité dans la mer le cheval et son cavalier. Le cantique raconte de nouveau la nuit, où le souffle des narines de Dieu a amoncelé les eaux, puis se tourne vers l’avenir : les nations qui tremblent, la montagne et le sanctuaire où Dieu plantera son peuple. Marie, la prophétesse, sœur d’Aaron, prend un tambourin et entraîne les femmes dans la danse, en reprenant comme refrain le premier vers du cantique. Moïse les conduit ensuite dans le désert de Schur ; après trois jours sans eau, ils arrivent à Mara, dont l’eau est amère, jusqu’à ce que l’Éternel montre à Moïse un bois qui la rend douce et se présente comme l’Éternel qui les guérit ; ils campent ensuite à Élim, près de douze sources et de soixante-dix palmiers.
Ce que montre le laboratoire, et où regarder
Deux étapes du laboratoire de l’Exode couvrent ce chapitre. « Le cantique de Moïse et de Myriam » se déroule sur l’autre rive, au matin : le tambourin est représenté comme le tof, un tambour sur cadre tenu à la main, connu par des figurines en terre cuite, tandis que les vêtements et la danse sont des choix artistiques. Vient ensuite « Mara et Élim » : d’abord la source amère, puis Élim, où le laboratoire compte douze sources et soixante-dix palmiers, comme les donne le texte. On ne sait pas où se trouvaient ces deux lieux ; la carte les déplace selon la théorie de l’itinéraire que vous choisissez, et les sites traditionnels du côté ouest du Sinaï sont signalés comme hypothétiques. Myriam elle-même a sa fiche dans « L’arbre généalogique biblique ».
- Le cantique de Moïse et de Myriam · L’Exode : de la mer Rouge au Sinaï
- Mara et Élim · L’Exode : de la mer Rouge au Sinaï
- Mara et Élim : Élim · L’Exode : de la mer Rouge au Sinaï
- Miriam · L’arbre généalogique biblique
Questions fréquentes
Mer Rouge ou mer des Roseaux ?
L’hébreu dit Yam Suph, et suph signifie « roseaux » ou « papyrus » : c’est le même mot que pour les roseaux où l’on cacha le petit Moïse. La Septante grecque l’a traduit par « la mer Rouge », et la Louis Segond 1910 la suit, comme beaucoup d’autres traductions. Mais Yam Suph désigne aussi le golfe d’Aqaba (1 Rois 9:26) et apparemment le golfe de Suez (Nombres 33:10) ; le nom seul ne dit donc pas où eut lieu la traversée.
Le cantique de la mer compte-t-il parmi les plus anciens textes de la Bible ?
Beaucoup de spécialistes le pensent. Son hébreu présente des formes grammaticales anciennes et un style proche d’autres poèmes très anciens, comme le cantique de Débora en Juges 5. Cela indique une grande ancienneté sans permettre une datation précise, et le laboratoire classe cette affirmation comme plausible.
Où se trouvaient Mara et Élim ?
Le texte situe Mara à trois jours de marche dans le désert de Schur et donne à Élim douze sources et soixante-dix palmiers, mais rien qu’on puisse placer avec certitude sur une carte. La tradition désigne la source saumâtre d’Ain Hawarah et le Wadi Gharandel, planté de palmiers, du côté ouest du Sinaï ; avec l’itinéraire par Aqaba, ces lieux se trouveraient plutôt en Arabie. Ce ne sont là que des suppositions.
À voir dans les laboratoires
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Personnages du chapitre
Lieux
Également dans ce chapitre
Quel est notre degré de certitude ?
- Explicite dans le texte
Un fort vent d’est souffla toute la nuit, les eaux se fendirent, et Israël passa à pied sec, les eaux formant une muraille à sa droite et à sa gauche.
Exode 14:21–22, repris en Exode 15:8 (« les courants se sont dressés comme une muraille »).
- Explicite dans le texte
Myriam conduisit les femmes avec des tambourins et des danses, en chantant : « Chantez à l’Éternel, car il a fait éclater sa gloire ».
Exode 15:20–21.
- Explicite dans le texte
Moïse jeta dans l’eau un arbre (ou un morceau de bois) que l’Éternel lui avait montré, et l’eau devint douce.
Exode 15:25.
- Explicite dans le texte
Élim avait douze sources d’eau et soixante-dix palmiers.
Exode 15:27 et Nombres 33:9.
- Solidement étayé
Les chars égyptiens du Nouvel Empire étaient légers, à deux roues, tirés par deux chevaux, et portaient un conducteur et un combattant.
Connus par des chars conservés (ceux de Toutânkhamon) et par les reliefs des temples. Exode 14:7 et 15:4 parlent de chars d’élite et de leurs officiers.
- Solidement étayé
Mer Rouge ou mer des roseaux ? : La Louis Segond 1910 suit le grec et dit « mer Rouge », comme la plupart des Bibles ; certaines traductions modernes mettent « mer des roseaux ». Le même nom hébreu désigne le golfe d’Aqaba (1 Rois 9:26) et, semble-t-il, le golfe de Suez (Nombres 33:10) : le nom seul ne permet donc pas de situer la traversée.